Ce titre de film d’horreur ne s’est heureusement pas réalisé, mais quelle frayeur de voir que notre vol retour devait arriver justement un jour de grève des contrôleureuses aériens et de grève générale.
Après le vol aller (cf. Quand ça veut pas), nous n’étions pas prêts à revivre la même chose pour le retour. Finalement, tout s’est bien passé pour nous, les contrôlereuses ont reporté leur jour de grève (car il n’y avait plus de gouvernement…), et nous avions le RER juste pour nous.
Une fois de plus (.cf La bonne longueur des bras) Navette et Bouillot vont infliger leur progéniture aux géniteurs de Navette. Sauf que voilà, cette fois, ça veut pas.
Après avoir bravé le RER, les ascenseurs en panne (tous en même temps visiblement…), Navette et Bouillot découvrent en arrivant à l’aéroport que leur vol est annulé.
S’en suivent 6h d’attente à l’aéroport pour… savoir ce qu’ils allaient faire de nous. Autant dire que ces 6h d’attente avec des lapins privés de sieste étaient du pur bonheur.
Nous avons ensuite été programmé dans un vol le lendemain… qui n’allait pas où on voulait aller « et vous prendrez le train après, sinon il faut attendre une semaine ».
En attendant, c’était passage à l’hôtel avec la frayeur des parents, dont les lapins ont le mal des transports, qu’ils crépissent les autres voyageurs pendant le trajet bus aller ou retour.
Nous avons eu la chance de pouvoir faire rentrer un lit bébé et un lit bébé cassé dans notre chambre… qui possédait en sus un mur d’escalade pour lapins (étagère).
Le lendemain, les lapins se sont endormis pendant le départ de l’avion et… réveillés pendant le reste du trajet.
Mamie Chat, la maman de Navette, nous a ensuite accueillis à l’aéroport, où nous avons pris un train, pour une autre gare-aéroport, où nous avons pris le train, pour une autre ville, où nous avons pris le métro, pour enfin arriver dans notre appartement.
Il ne restait plus qu’à expliquer la notion de fuseaux horaires aux lapins, et une semaine après, on pouvait enfin commencer à dormir.
Navette et Bouillot sont allés en avion jusqu’à l’autre bout du monde pour faire subir aux parents de Navette les affres de la grand-parentitude.
À cet âge là, les lapins sont trop petits pour avoir leur siège, et trop grands pour rentrer dans un berceau, ils doivent donc voyager sur les genoux pendant tout le trajet.
Ce qui a confronté Navette et Bouillot à un problème digne de la quadrature du cercle : comment manger son plateau repas avec des catapulte-automatiques sur les genoux ? Et d’abord, où placer le plateau repas ?
Bouillot en train de goûter malgré lui la compote du plateau repas de son lapin
Bouillot: Ça y est, j’ai réussi à goûter mon plat ! Navette: Et ? Bouillot: Finalement, je préférais quand je n’y arrivais pas…
Ah, l’Ardèche, ses paysages pittoresques, son patrimoine, ses chemins de mules, et nous qui y promenons nos bipèdes sur le dos. Ici, une vue inspirée d’un village proche de Largentière.
Bouillot: Que demande-t-on à un bipède qui s’obstine à sucer son pouce ? Navette: « Tétais-tu ? »
Navette et Bouillot passent une semaine à Roscoff et en profitent pour visiter l’île de Batz. Ils font à leur dépend, et à l’aide d’un fort vent, le plein d’iode.
Les vacances en Ardèche sont terminées. Sur le chemin du retour, Navette et Bouillot apprennent que leur TGV sera en retard à cause d’un « Obstacle sur la voie », sans que l’obstacle ne soit précisé.
Il n’en fallait pas plus (surtout si l’on compte 1h50 d’attente) pour stimuler leur imagination. Quel peut bien être cet obstacle ? Une grenouille ? Une vache ? Un cœur brisé ? Un arbre qui aurait poussé au milieu de la voie en pleine journée suite à la pluie de la veille (cf. Dancing in the rain) ?
« TGV Retard 1h50 » « Obstacle sur voie »
Navette (penchée sur son portable) : J’espère qu’on prendra 10 minutes de retard de plus avant d’arriver ! Bouillot (penché sur son portable) : Ah ? Navette (une étincelle dans les yeux) : Comme ça, les billets seront remboursés à 50% !
Passer un mois en Allemagne était une bonne occasion pour Navette et Bouillot pour apprendre l’allemand, et dire des bêtises dans cette langue.
Cet apprentissage a porté ses fruits lorsqu’il s’est agit de commander du miam-miam au restaurant.
« Wir sind in Deutschland » / « Nous sommes en Allemagne » « Wir lernen Deutsch » / « Nous apprenons l’allemand » « Wir essen gern Entenbrust ! » / « Nous aimons manger du magret » « Nein ! » / « Non ! » « Deutsch für Katzen » / « Allemand pour chats » « Deutsch für Giraffen » / « Allemand pour girafes »